Fantazio

Publié le par La Gone

« j’aurai voulu être un artiste et pouvoir faire mon numéro »…ah non je me mélange les pinceaux et voilà que cette satané chanson refuse de sortir de ma tête …argh !!!

 Je garde le début …

 « j’aurai voulue être » …j’aurai voulue être une magicienne des mots pour vous faire une chronique qui rende compte véritablement du concert de Fantazio à l’Européen.
Sauf que la musique de Fantazio on ne la décrit pas, on la vit, on la danse, on l‘écoute.
Même  "The Sweet little motherfuckin' show”, son album autoproduit, ne parvient pas totalement a restituer ce collage métissé, improbable et surréaliste de tout concert de l’elefantazio (et pourtant dieu sait que cet assemblage de paillettes loufoques et de milles trésors sait encore me surprendre a chaque nouvelle écoute)
Fantazio c’est du théâtre des rues musical. Oh il y a bien un fil conducteur. Mais, à chaque concert,  nul ne sait comment il va être tissé, et sans doute pas le gang éléfantesque lui même.

Fantazio c’est des cuivres et des percussions qui rebondissent et vous font virevolter.
Fantazio c’est ce guitariste rockabillie a souhait dont le déhanché et la rythmique me donne irrésistiblement envie de swinguer.
Fantazio c’est Benjamin « aux jouets pour adultes », celui qui semble le plus sérieux sur scène et pourtant celui dont surgit milles imprévus sonores. Verres, papier à cigarette, cymbales, …, ne lui laissez rien sous la main, il vous le transformera tel un magicien
Fantazio c’est lui et sa contrebasse, malmenée, caressé, chantant, hurlant, murmurant les contes du monde et de la vie. C’est sa voix sans cesse mutante, rocailleuse, enfantine et cette présence hypnotique.

Fantazio c’est tout cela mais aussi tout ceux de passage : batteur rital et hallucinant de Jean-Louis, slammeur, chevaux divers et variés, musiciens chinés au hasard des rencontres et qui s’incruste pour un instant dans le chœur/cœur fantazien.

Fantazio, ça ne s’écoute pas seulement, ca se vit surtout !

Publié dans Oreille

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